La Belgique facilite l’accueil des réfugiés irakiens

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La Belgique facilite l’accueil des réfugiés irakiens

De plus en plus de réfugiés irakiens sont accueillis en Belgique. Le taux de protection accordée à ces personnes par le Commissariat général aux réfugiés et apatrides (CGRA) est de 76,9 % sur les huit premiers mois de l’année 2014, entre le 1er janvier et le 31 août. La protection peut prendre la forme, soit du statut de réfugié, soit de la protection subsidiaire. En 2013, le taux était de 27,4 % (sur un total de 663 décisions prises par le CGRA) et de 22,8 % en 2012 (sur 1 142 décisions).
Selon les statistiques du CGRA, 84 demandes d’asile ont été introduites en juillet et 102 en août. C’est sensiblement plus que durant les six premiers mois de l’année, où l’on tournait globalement autour des 60 ou 70 demandes par mois. "Mais il faut relativiser la hausse constatée durant l’été parce qu’elle concerne surtout les demandes multiples" , commente Dirk Van den Bulck, le commissaire général. C’est-à-dire des demandes réintroduites par des réfugiés, déjà présents en Belgique, qui ont été déboutés une premier fois."Vu l’évolution de la situation dans le pays" , avec l’offensive de l’Etat islamique, ils tentent à nouveau leur chance.
"Le CGRA a adapté sa politique concernant l’Irak dès octobre-novembre de l’année dernière" , précise M. Van den Bulck. "Et il y a encore eu de nouvelles adaptations depuis lors, notamment au vu de la situation précaire des yézidis."
Concrètement, précise le commissaire général, tout demandeur d’asile issu du centre du pays (une zone en état de guerre généralisée), notamment autour de la capitale Bagdad, reçoit d’office - à quelques exceptions près - une protection. Ce qui n’est pas le cas des personnes originaires du Nord (le Kurdistan) ou du Sud, à majorité chiite.
Pas d’afflux massif

La hausse globale du nombre de demandeurs d’asile en Belgique depuis le début de l’année est "surtout due à une augmentation des Syriens" - dont le taux moyen de protection est lui de 96,9 % - des Erythréens et des Palestiniens. Le directeur du CGRA ne croit pas, en revanche, à un afflux massif d’Irakiens dans les semaines à venir, tant au niveau européen que belge. "Quand une situation à un certain endroit dans le monde s’envenime, il n’y a pas immédiatement une arrivée massive de demandeurs d’asile chez nous."Pour plusieurs raisons, indique Dirk Van den Bulck. D’abord parce que, en règle générale, les gens ne quittent pas leur domicile et leur région de gaieté de cœur. Ensuite, pour des raisons pratiques, parce que ce sont des gens en situation de grande précarité qui n’ont pas les moyens d’arriver facilement en Europe. Pas de crise de l’accueil, donc, en perspective.
Source : La Libre.be

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